Le lendemain matin (dimanche 25 octobre), on reprend un bus direction Copiapo. Après une halte à la Serena, on enchaine avec 5h de bus et on arrive à Copiapo vers 19h, le temps de trouver un petit hôtel pas cher (en même temps, on a qu'un lit une place, je dors par terre sur mon matelas de camping - je suis certaine que tu aurais apprécié les lieux Delphine!!).

Lundi 26, après avoir étudié ce qu'il y avait à faire dans la région, on se met en quête d'une voiture de location pas trop chère pour environ 5 jours. Notre objectif est de longer la côte pacifique pour voir les différentes plages jusqu'au parc Pan de azucar et remonter vers la cordillère des Andes pour voir le parc Nevado tres cruces. Au programme, environ 1 200 km.

La personne de l'agence de location nous dit que pour faire le parc Nevada tres cruces c'est un 4x4 qu'il faut louer pour pouvoir mettre des bidons d'essence dans la benne, car il n'y a pas de point de ravitaillement en chemin. Sauf qu'à environ 100 euros par jour, notre projet tombe à l'eau. On décide donc de légèrement gruger et de lui dire que l'on va faire uniquement la côte pacifique.

Première étape, faire les courses pour 5 jours et acheter un bidon pour l'essence.

Jour 1, ça y est, nous voilà partis avec nos pâtes, notre riz, nos soupes et nos patés, sans oublier quelques fruits et 5 bonbonnes de 6 litres d'eau, en direction de Playa la Virgen.

On traverse les grandes étendues du désert sans croiser une voiture. Les paysages sont splendides, ça change vraiment de tout ce qu'on a pu voir jusqu'à aujourd'hui. Fini les montagnes bien vertes et les lacs, place au sable, aux cailloux et aux cactus.

On arrive pile poile pour déjeuner à la plage dont l'eau et d'un superbe bleu turquoise. Le contraste de couleur avec le désert en arrière plan vos le détour.

L'après-midi, on décide de remonter le long de la côte avec notre Toyota yaris "off road", par de petits chemins inexistants sur notre carte (des vrais aventuriers ), en suivant les traces des 4x4 passés avant nous. En fait, on coupe à travers le désert, c'est plutôt cool!

On arrive vers 15 h à Bahia Inglesia. La plage est apparemment bondée en été, mais là elle n'a rien de trop charmant, si ce n'est la couleur du sable blanc. Les hôtels et les restaurants en bord de plage nous font penser à notre Narbonne de chez nous, le désert en moins...

On ne s'attarde pas et on trace jusqu'au parc Pan de Azucar. On traverse la ville encore dévastée de Chañaral dont le passage du tsunami de l’année dernière est encore bien marqué: à la place de la route que l’on devait emprunter, tout a été balayé. Il y a encore beaucoup de débris, mais la langue de sable les recouvrant nous permet de voir jusqu’où la vague est arrivée.

On arrive en fin d'après-midi au camping du parc, mais à près de 20 euros l'emplacement pour deux, on opte pour le camping sauvage. Comme la personne qui gère le camping est absente et ne revient pas avant 2 heures, on en profite pour utiliser les douches (froides).

On plantera notre tente le long d'une immense plage, l'occasion pour Jérôme de courir sur la plage les balloches aux vents^^ abrités du vent par la voiture, on allume le réchaud et se concocte un bon repas de baroudeur! La nuit se passe bien, il fait super bon.

Copiapo et sa région
Copiapo et sa région
Copiapo et sa région

Jour 2, le temps est couvert, mais on décide quand même de faire une randonnée indiquée dans les guides. Manque de bol la route est fermée et la Yaris n'a pas l'option "vol".

On rebrousse chemin, tout en s'arrêtant de temps à autre pour contempler les bords de mer, et les plages interminables.

Le temps de s'arrêter une dernière fois faire le plein et surtout de remplir notre bidon d'essence, on prend la direction du Salar de Pedernales à 3350 m d'altitude. On serre les fesses le long du trajet, le chemin est escarpé et le dénivelé important à certains moments (apparemment, la Yaris n'a pas non plus l'option "patate en montée"). En plus de ça le bidon d'essence que l'on transporte supporte mal le changement de pression dû au dénivelé, on doit rouler les fenêtres ouvertes pour éviter de respirer les vapeurs d'essence et surtout s'arrêter régulièrement pour ouvrir le bouchon sinon il fuit dans la voiture...

On découvre virage après virage, des montagnes de toutes les couleurs, sur lesquelles apparaissent les formations géologiques.

La signalisation se fait rare, on doute un peu des chemins à emprunter, heureusement MAPS.ME est là... (La meilleure application GPS hors ligne pour smartphone).

La route est un peu longue, on fait une bonne portion à 20 km/h et on est vraiment tout seul au milieu de nulle part (pas très rassurant!). Le bon côté des choses c'est qu'en cas de soucis, on a bien 5 jours de bouffe et d'eau avec nous et une tente pour dormir

En fin d'après midi, on ne sait plus du tout à quoi s'attendre, on finit même par douter de la présence du Salar, quand celui-ci apparaît enfin !!!

Le paysage est grandiose, le Salar en premier plan et les montagnes au loin... les photos parlent d'elles même (mais a l’heure ou on poste cet article on ne les a plus!!!! - pour l’explication, il faudra attendre le suivant )

On plantera la tente au milieu du Salar, TOUT seul. La nuit sera très, très silencieuse une fois le vent calmé, mais surtout très très fraîche! Au petit matin, l'eau de la bonbonne d'eau est gelée!

Montagnes colorées et paysages désertiques
Montagnes colorées et paysages désertiques

Montagnes colorées et paysages désertiques

Notre campement sur le salar
Notre campement sur le salar
Notre campement sur le salar
Notre campement sur le salar

Notre campement sur le salar

Jour 3, on se réveille au petit matin, toujours aussi seul au milieu de nulle part en tentant vainement de se réchauffer avec les rayons du soleil, mais le vent est encore glacial. Le temps de tout ranger et on reprend la route vers le sud direction les lagunes.

On arrive aux alentours de midi au niveau du Salar de Maricunga. Encore une fois, les paysages sont top, en même temps, un Salar on n'en voit pas tous les jours (quoi que en ce moment si !!). La route longe ce Salar, mais le lieu qui nous intéresse le plus pour le moment est la laguna verde à quelques kilomètres de la frontière avec l'Argentine, située à 4200 m d'altitude. Ça monte bien et on ne se rend pas bien compte, mais le corps, lui, ressent les effets. On se sent essoufflé après une petite course et un petit mal de tête pointe son nez. Ha oui c'est vrai il faut quand même un peu de temps pour s'acclimater...

Depuis le Salar de Maricunga, il y a environ 80 km de route pour atteindre la lagune. Celle-ci est plutôt en bon état les 50 premiers km, mais après c'est à nouveaux une route gravillonnée. Ça passe quand même bien avec notre voiture. Mais à 20 km de la fin, DEGOUTE ! Il y a trop de neige sur la route on est obligé de rebrousser chemin.... C'est LA grosse déception de la journée, car cette lagune c'est un peu la cerise sur le gâteau du parc. Tant pis, on essaie de se consoler en se disant que peut-être on pourra le tenter à nouveau depuis l'Argentine.

En plus de ça, la poussière qui s'infiltre partout joue sur les freins de la voiture qui ne répond pas très bien. Rassurez-vous on a été très prudent!

Finalement, on retournera au Salar de Maricunga puis à la laguna Santa Rosa.

Un petit refuge en bois construit à côté de cette lagune avec matelas nous redonne le moral. D'autant plus que le paysage est encore une fois splendide. Une vraie carte postale! On a sur le même plan le Salar, la lagune aux eaux bleu a vert, les montagnes colorées et les Flamands roses!!

En fin d'après-midi un polonais sur une moto rejoint le refuge. Tans pis pour la tranquillité. Et quelques heures plus tard un 4x4... On va finir par être serré si ça continue! À bord du 4x4, Xavier et Aurélie, deux Français en tour du monde. Le courant passe super bien et ils nous proposent, pour la journée de demain, d'aller à la Laguna Verde et à la Laguna del Negro Francisco ensemble! Nickel, on ne pouvait pas espérer mieux! En plus de ça, Xavier a scanné les guides du Routard du Chili, de l'Argentine, de la Bolivie et du Pérou!! Juste parfait, on les cherche depuis un moment, car on trouve le Lonely planet et le petit futé pas forcément adapté pour un voyage sac à dos.

La laguna Santa Rosa et le refuge glacial
La laguna Santa Rosa et le refuge glacial
La laguna Santa Rosa et le refuge glacial
La laguna Santa Rosa et le refuge glacial
La laguna Santa Rosa et le refuge glacial

La laguna Santa Rosa et le refuge glacial

Jour 4

Nuit glaciale... Il a fait très froid cette nuit, certainement -10ºC. Le soleil matinal nous réchauffe rapidement heureusement et on oublie vite ce mauvais moment avec le programme de la journée!!

Direction la Laguna del Negro Francisco avec Xavier et Aurélie. Après 2 heures, où les vigognes et Flamands roses nous regardent passer, on rejoint la Laguna à 4200 m. Elle est divisée en 2 parties avec une partie d'une couleur verte laiteuse et une autre de couleur bleu foncé. Encore un superbe panorama, la lagune, les Flamands roses, les montagnes, nous et surtout le vent... Ça souffle! On se balade, mais à 4200 m les efforts ne sont plus les mêmes, on se sent rapidement essoufflé, puis le vent n'arrange pas les choses.

On pique-niquera dans le refuge à proximité de la Laguna, à l'abri du vent. Du bon pain dur d'il y a 3 jours avec un "pâté-mousse" de premier choix (une grande promo a 1000 pesos le pâté, une aubaine pour nous !).

On reprend la route pour la Laguna Verde à 4600 m. Encore 2 bonnes heures de route avant d'arriver à la dernière étape! Avec le 4x4 de Xavier et Aurélie, on passe sans aucun souci là ou hier, la Yaris à pitoyablement échouée. Ca y est on aperçoit la Laguna Verde dans la voiture. C'est grand, c'est d'un bleu-vert intense, les volcans en arrières plans...

À 4 km de l'arrivée, trop de neige sur la route et surtout SOUS la voiture pour continuer. Le 4x4 est posé! Bon c'est parti, Xavier sort la pelle, il commence à creuser pour enlever la neige, on se relaie, on déplace des cailloux, de la terre... Ah! il est bien posé! On utilise les grands moyens, le cric pour placer des grosses pierres sous les roues. Au bout d'une bonne demi-heure d'effort, le 4x4 sort enfin!

On marchera environ 500 m pour avoir une meilleure vue sur la Laguna! Superbe, encore une fois. Le vent est encore plus fort que ce matin et le retour à la voiture est fatigant. On rentre au refuge de la nuit dernière en fin d'après midi. Le temps de dîner et direction le dodo, en espérant que la nuit soit moins froide.

Laguna del Negro Francisco
Laguna del Negro Francisco
Laguna del Negro Francisco
Laguna del Negro Francisco
Laguna del Negro Francisco
Laguna del Negro Francisco
Laguna del Negro Francisco
Laguna del Negro Francisco

Laguna del Negro Francisco

Laguna verde
Laguna verde
Laguna verde
Laguna verde
Laguna verde
Laguna verde

Laguna verde

Jour 5

Cette nuit est beaucoup mieux passée que la précédente et il est l'heure de quitter le refuge pour rejoindre Copiapo. Xavier et Aurélie nous suivent au cas ou un deux nous deux tomberait en panne d'essence. Mais tout se passera bien, après 2 heures et demie de route on est à l'entrée de la ville. Le temps de se dire au revoir et de se souhaiter bon voyage et nous voilà repartis pour rendre la voiture.

Encore une rencontre super sympa au milieu de nulle part, encore des moments partagés, encore une fois la chance nous a sourit... Avec un peu de chance, on se recroisera en Argentine (ou avant). Merci à vous !!!

Notre prochaine étape, la ville de Iquique. Le bus est à 18h, on a une après-midi à tuer à Copiapo (ville poussiéreuse et inintéressante...). On squattera un restaurant toute l'après-midi, pour écrire le blog, appeler la famille, regarder nos photos et vidéos... Allez encore une petite nuit d'effort dans le bus et à nous une bonne douche...

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