Vendredi matin, nous voilà arrivés par le bus de nuit depuis Copiapo dans la « charmante » ville d’Iquique. L’objectif étant dans un premier temps de se reposer et profiter d’un bon hôtel avec une bonne douche avant de reprendre notre route pour visiter l’extrême nord du pays puis de retrouver ensuite Anais et romain pour faire ensemble la région de San Pedro de Atacama.

Mais par manque de chance, ou de vigilance, ou même de suspicion envers les gens, les choses ne se sont pas passées comme ça. Alors que nous venions d’arriver au terminal de bus, nous nous sommes fait voler un sac contenant l’appareil photo, le pc, le drone et les papiers de Jérôme… Nous étions prévenus et nous connaissions les risques, mais avec la fatigue et arrivant tôt le matin, on ne pense pas a ce genre de choses. Il faut dire que ces voleurs sont bien expérimentés, et nous on en devient des proies faciles (grands, blonds aux yeux clairs, ça ne court pas les rues!).

Les choses se sont passées très vite et très simplement: alors que je laisse Jérôme avec les sacs le temps d’aller aux toilettes, un premier homme arrive derrière lui, lui tape sur l´épaule et lui pose naturellement quelques questions sur les bus et les destinations. Pendant ce temps, un autre homme en profite pour changer le sac par un autre similaire, ni vu ni connu. Il y a énormément de monde dans le terminal de bus et le temps de se rendre compte de ce qu’il se passe il est trop tard.

Il y a bien une caméra de surveillance, mais on est samedi et le chef est absent donc on (et les carabineros) ne peut rien faire.

Par chance, dans notre malheur on a rencontré des gens avec le coeur sur la main qui nous ont beaucoup aidés, dont particulièrement Giancarlos qui nous a accompagné dans toutes les démarches administratives auprès des carabineros et de la PDI.

Nous voilà donc, samedi, allégés d’un sac, à Iquique, hébergé par Giancalos. Nous devons patienter jusqu’à mardi selon les carabineros pour récupérer le dépôt de plainte et un papier qui permet à Jérôme de circuler en toute légalité sur le territoire chilien.

Même si on a encore un gout amer dans la bouche, on parvient à passer de bons moments dans son groupe d’amis et à apprécier cette ville si particulière entre dune, montagne et océan pacifique. Ici, on sent très fortement la proximité avec les pays voisins, la Bolivie et le Pérou, parfois conflictuelle. Il y a encore beaucoup d’animosité depuis la guerre du pacifique il y a plus de 100 ans et l’émigration semble être gérée difficilement.

Giancarlos joue le guide dans les rues d’Iquique, il nous amène déguster les ceviches frais sur le port de pêche puis manger dans un resto où le poisson est excellant, on se prend chacun un beau morceau d’espadon.

Les lions de mer font les fainéants sur les trottoirs de la ville, tels des chiens errants. Pour nous c’est fou, ici ça ne semble étonner personne !

Finalement, on parviendra à récupérer les papiers le lundi, mais comme nous avons encore beaucoup de choses à gérer avec l’assurance, l’ambassade de France, etc., on y restera jusqu’au mercredi. De toute façon, nous avons rendez-vous seulement jeudi avec Anais et Romain à Calama.

GianCarlos nous fera visiter les villages des environs qui sont en réalité de pures oasis en plein désert dont la spécialité est la production de fruits. On l’avoue, on n’aura jamais gouté un jus de mangue aussi savoureux que dans la région de Iquique!! Et aussi étonnants, les sushis sont ici un régal!! Il parait, d’ailleurs que ce soit aussi une spécialité du pays et franchement, on veut bien les croire

Une petite oasis au loin dans le désert

Une petite oasis au loin dans le désert

Le village de Pica en plein désert avec sa production de mangue et d'orange
Le village de Pica en plein désert avec sa production de mangue et d'orange
Le village de Pica en plein désert avec sa production de mangue et d'orange
Le village de Pica en plein désert avec sa production de mangue et d'orange

Le village de Pica en plein désert avec sa production de mangue et d'orange

Dégustation de jus de fruits frais de l'oasis - le sourire revient doucement^^

Dégustation de jus de fruits frais de l'oasis - le sourire revient doucement^^

Les lions de mer
Les lions de mer

Les lions de mer

Le mardi, on en profitera pour reprendre du poil de la bête et visiter le village fantôme de Humberstone. Il s’agit d’un village construit uniquement pour l’exploitation minière du salpêtre fin du 19Eeme siècle, aujourd’hui classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Aujourd’hui, le village est transformé en musée, mais tout est resté en l’état et on fait un sacré bon dans le passé. La visite est prenante, encore une fois on est seul sur le site et on n’aimerait pas y rester de nuit !!!! la zone industrielle est très délabrée et on ne peut pas s’y aventurer totalement, mais encore une fois, on sent l’histoire pesante du site.

Mercredi matin, c’est le moment de poursuivre notre aventure et de rejoindre Calama. Le bus part de Iquique a 14h20 et arrive vers 20 heures à Calama. Cette fois-ci, on ne prend pas de risque, on saute dans un taxi pour trouver un hôtel. Celui´ci nous amène 500 mètres plus loin pour la modique somme de 3000 pesos (4 euros), oui, bon, sans commentaires !

On trouve un hôtel à 15000 pesos la nuit et on pense à la suite de notre voyage :-)

Humberstone
Humberstone
Humberstone
Humberstone
Humberstone
Humberstone
Humberstone
Humberstone
Humberstone
Humberstone
Humberstone
Humberstone
Humberstone
Humberstone
Humberstone
Humberstone
Humberstone
Humberstone

Humberstone

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