Parc Talampaya - La Rioja

La nuit dans le bus a été désagréable. Le bus étant complet, on n’a pas pu s’étaler pour occuper deux sièges chacun et on a donc très peu dormi.

On arrive assez tôt à La Rioja (aux environs de 7h du matin) et on prend un taxi pour rejoindre le centre-ville. Dans la voiture, le chauffeur nous indique une auberge de jeunesse pas trop chère, ça tombe bien, c’est celle qu’on avait repérée sur le routard. Mais une fois arrivé, l’hôtel est fermé… Bon, on se dit que c’est peut-être un peu trop tôt et qu’on va aller se boire un petit jus de fruit en attendant. Sauf qu’en fait tout semble fermé, c’est effectivement encore un peu trop tôt…

C’est dans ces moments la qu’on rêve de notre lit à la maison ^^ toujours avec nos gros sacs sur le dos, on fait les cent pas dans la ville puis on finit (enfin) par trouver un café ouvert! ouf !!

On se pose quelque temps en se disant que l’hôtel ne devrait pas tarder à ouvrir, et nous, ça nous permet de reprendre nos esprits petit à petit. Après une nuit dans le bus, on est comme jeté du lit en plein milieu de la nuit et on se sent sale !!

Bref. Vers 9h, on retourne devant l’hôtel, toujours fermé. On s’assoit sur le trottoir et on attend… Mais 45 minutes plus tard, toujours personne. En fait, dans les magasins voisins, on nous explique qu’il y a eu une grosse soirée la veille, mais que ça ne devrait pas tarder à ouvrir. Effectivement, ça sent le lendemain de soirée dans le hall avec des cadavres de bouteilles d’alcool sur le comptoir et des mégots au sol…

Bon, on commence à perdre patience et on se dit qu’on va aller organiser les jours suivants. 2 parcs sont à visiter dans les alentours. Plusieurs options s’offrent à nous, dont la voiture de location. On remet nos sacs sur le dos et avec le peu d’énergie que nous avons ce matin-là, on fait 1,5 km à pied pour aller trouver une entreprise de location.

Sauf que !! Évidemment, le prix est hors budget, le gérant nous propose bien une petite remise, mais on ne peut pas se le permettre… Bon, ça fait une option en moins !

La deuxième option, les excursions. Mais bon, à moins de 100 euros la journée par personne, on n’y croit pas trop, et pour finir on a bien raison.

On retourne donc plein d’espoirs devant l’auberge de jeunesse. Cette fois-ci, quelqu’un nous fait rentrer, mais c’est un client. On discute un peu, et lorsqu’on lui dit qu’on est français et que l’on vient de Toulouse, celui-ci nous dit qu’il a entendu parler d’opportunité d’embauche au sémaphore à Toulouse. On ne comprend pas bien au début, ce n’est qu’au fil de la conversation qu’on comprend qu’en fait il parle des feux rouges et qu’il gagne sa vie grâce aux dons des automobilistes en faisant de petits spectacles ! Je ne savais pas qu’à Toulouse il y avait ce genre d’offre d’emploi et qu’elles circulaient si loin dans le monde ^^

Comme il est presque midi, qu’on est épuisé on abandonne l’idée de dormir dans cette auberge, d’autant plus qu’à la vue des parties communes et des sanitaires on se croirait le lendemain de soirée dans une boite de nuit.

Bref, on est reparti avec nos sacs (he oui, il faut bien se les trainer) et au bout de 3 essais dans des hôtels, on finira par accepter le moins cher pour la modique somme de 30 euros par nuit… ça fait mal au portefeuille, mais on n’a pas le choix… GRRRRR

Une fois posé, il nous reste toujours à savoir comment on visite les parcs. Après quelques recherches, on comprend qu’on ne pourra en faire qu’un puisque sans voiture, l’autre est trop difficile d’accès (la loose).

On se motive, et on décide de retourner au terminal de bus à pied. Sans les sacs cette fois-ci, mais il y a quand même 8 km aller-retour à faire…

Une fois là-bas, devinez quoi, l’agence qui propose les billets que l’on veut est fermée et de recouvre que 3 heures plus tard… MAIS NOOONNNN…

Bon, par chance, la dame de l’agence voisine nous dit que l’on peut réserver par téléphone ! haaaaaa

De retour à l’hôtel, on demande à l’accueil d’appeler pour nous puisqu’on n’a pas de téléphone. Lorsqu’il arrive à les joindre, on lui répond que l’on ne peut pas réserver par téléphone et qu’il faut se déplacer… En fait c’est vraiment ce que l’on appelle une JOURNÉE DE MERDE !!

À 19h, finalement on craque et on retourne au terminal de bus en taxi pour aller acheter ce billet.

Hallelouia !

Dimanche matin, réveille à 6h! On prend le bus pour rejoindre le parc Talampaya. C’est une grosse journée, il faut 3 heures pour y aller, 3 heures pour revenir et le soir on reprend un bus de nuit pour aller à Cordoba…

Une fois arrivé sur site, le cadre est sympa avec de petits salons de jardins ombragés. La visite se fait en bus en payant obligatoirement une excursion… On n’aime pas du tout ça, mais quand on n’a pas le choix, on fait avec ! En plus de ça, il faut payer l’entrée du parc. En tout, on en a pour environ 40 euros par personne pour 2h30 de visite et 4 arrêts. Franchement, même si ce que l’on voit est magnifique, on a l’impression de se faire voler et ils se foutent de la gueule du monde. C’est notre sentiment, mais à lire les forums, il est partagé.

En plus de ça, un tremblement de terre la veille au Chili et ressentit dans le parc fait qu’ils ont fermé l’accès au 5ème point d’intérêt.

Bref, passées les contrariétés, on embarque dans notre mini bus. La visite commence en empruntant le fleuve Talampaya, qui à cette époque de l’année est totalement sec et transformé en route. Très vite, on aperçoit ces pierres de couleur rouge ocre.

On fait un premier arrêt pour observer les pétroglyphes.

Pétroglyphes attestant de la présence de l'homme et de ses qualités d'artistes il y a fort longtemps
Pétroglyphes attestant de la présence de l'homme et de ses qualités d'artistes il y a fort longtemps

Pétroglyphes attestant de la présence de l'homme et de ses qualités d'artistes il y a fort longtemps

L’itinéraire nous amène ensuite à l’entrée de canyon de Talampaya. Cette fois, on est face à des parois vertigineuses de 150 m de haut rouge vif, on se sent tout petit. On teste l’écho, le son se reproduit 4 fois.

L’arrêt suivant, c’est le Jardin botanique. Le guide nous donne quelques explications sur les espèces vivant là. On aime bien, c’est intéressant et joli, mais on avoue que ça ne nous passionne pas.

Canyon de Talampaya
Canyon de Talampaya
Canyon de Talampaya
Canyon de Talampaya

Canyon de Talampaya

Formations de cheminées dues à l'écoulement de l'eau
Formations de cheminées dues à l'écoulement de l'eau
Formations de cheminées dues à l'écoulement de l'eau

Formations de cheminées dues à l'écoulement de l'eau

Après une courte pose fruits secs, café ou vin blanc (on est dans un truc de touristes on vous a dit!), on fait semblant d’apprécier le vin argentin (ça va, on rigole), on repart vers le point d’intérêt suivant: la cathédrale gotique. Dans la paroi du canyon se dessine en effet un semblant de cathédrale, on dirait presque une réplique de la Sagrada Familial en Espagne !

Cathédrale gotique - Regardez bien, l'un d'entre nous est sur une photo !
Cathédrale gotique - Regardez bien, l'un d'entre nous est sur une photo !
Cathédrale gotique - Regardez bien, l'un d'entre nous est sur une photo !

Cathédrale gotique - Regardez bien, l'un d'entre nous est sur une photo !

Enfin, le dernier point sera El Monje, des formations atypiques dues à l’érosion.

On apprécie la balade bien que pour finir on soit un peu déçu, peut être qu’on s’attendait à un truc encore plus fou (deviendrait-on difficile ?).

Le reste de la journée sera corvée entre bus, attente au terminal de bus, puis re-bus.

El Monje
El Monje
El Monje

El Monje

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