Vendredi 4 décembre, on prend un bus en fin de matinée pour rejoindre la capitale constitutionnelle de la Bolivie, Sucre. Située à 150 km au nord-est de Potosi, il faut 3 h de bus pour y aller, car ce sont des routes étroites avec de nombreux virages.

Après avoir trouvé un petit hôtel près de la place principale, on s'en va trouver de quoi se remplir la pense.

Avant de mettre les pieds en Bolivie, on pensait que ça serait facile de manger en se disant qu'il y aurait certainement beaucoup de vendeurs ambulants dans les rues. Mais finalement, il n'y en a pas tant que ça et bien souvent ils ne vendent que des sucreries.

Pas loin de l'hôtel, il y a le grand marché central. On y va faire un tour. Il s'y vend de tout et on apprécie beaucoup les étalages de fruits, un peu moins les queues de vache en train de se faire dépecer...

À l'étage, c'est le comedor. De nombreuses cuisinières vendent des plats traditionnels, toujours la même chose, et toute la même chose! On en choisit un au hasard pour manger. L'assiette est plus que remplie. Il ne faut pas trop faire attention à la propreté du truc, mais par contre on surveille la cuisson (ou la re-re cuisson du plat ^^).

Le mercado
Le mercado
Le mercado
Le mercado

Le mercado

L'après-midi, on rentre se reposer un peu à l'hôtel puis on sort en fin d'après midi pour aller voir les agences qui proposent des excursions dans les environs.

La Bolivie est un pays économique pour les voyageurs, mais finalement pas tant que ça. Il est vrai que le logement n'est pas cher, mais en fait on le trouve souvent trop cher pour la qualité du service rendu. Pareil pour manger, on peut choisir de manger pour moins de 5 euros par repas, mais à ce prix la, l'assiette sera toujours la même: du poulet avec du riz, des pâtes et du mais. Au final, on finit par chercher les restaurants végétariens!! Le bon compromis se sont les pizzerias, il y en a toujours, plutôt très bonnes, et ça change pour pas trop chère si on en prend une pour deux!

Dernière chose, on peut faire peu de choses par sois même en Bolivie et il faut très souvent avoir retour à des excursions qui coûtent cher!

Bref on opte donc pour une excursion d'une journée pour vendredi qui nous permet d'aller à la rencontre des villages Jalq'a et de monter au niveau du cratère de Maragua.  

4 personnes sont déjà prévues sur le tour et ils ont demandé à modifier un peu le parcours afin de faire une randonnée de 3 h pour atteindre le cratère et voire des cascades sur le chemin, c'est parfait, ça nous va. On signe donc et paye 250 bolivianos par personne, soit 33 euros.

 

Vendredi matin, un petit bus passe nous prendre comme prévu à 8h devant notre hôtel.

On fait la connaissance des autres participants, un couple de Belges, un couple d'Australiens et un Allemand.

 

Le début de l'excursion se passe très bien. On fait un premier arrêt dans le village de Chataquila pour voir La Chapelle, le guide nous explique deux, trois choses sur les rituels puis on poursuit vers le chemin de l'Inca.

Superbe balade de deux heures toute en descente, ancien chemin emprunté par les Incas pour troquer les produits entre les habitants de la montagne et ceux de la plaine. Les paysages sont différents de ceux qu'on avait observés jusqu'à aujourd'hui. Les montagnes sont très colorées et même si le temps est couvert on apprécie.

 

Au loin, on voit le fameux cratère qui n'a rien de volcanique. Il s'agit en fait du résultat d'un mouvement de plaque appelé synclinal (http://Wikipedia..., si vous voulez en savoir plus ) quoiqu'il en est, ça paraît étrange dans le paysage.

Sur la route de l'Inca
Sur la route de l'Inca
Sur la route de l'Inca
Sur la route de l'Inca
Sur la route de l'Inca
Sur la route de l'Inca

Sur la route de l'Inca

Une fois arrivé au village de Chaunaca, qu'en fait on ne visitera pas du tout, on reprend le bus pour rejoindre le point de départ du trek menant au cratère. Sauf qu'en fait nous avons un chauffeur un peu trop ambitieux et surtout pas très réfléchi qui a planté royalement le bus au détour d'un passage boueux. Il est vrai que la veille au soir un gros orage avait éclaté...

En plus de ça, le chauffeur s'y prend comme un manche et lorsqu'il essaye de sortir le bus, il aggrave encore plus son cas, car l'arrière du bus commence à dévier sur le côté. Bon pas très rassuré, on décide de tous descendre, car on n'a pas du tout confiance. Cela nous permet d'analyser la situation, on est bien dans la merde!!! Après discussion un peu échauffée (pas de nous, mais des autres touristes), le chauffeur de bus va chercher de l'aide au niveau du village le plus prêt. Cette excursion doit en théorie être réalisée avec des 4x4, mais puisqu'on était plus nombreux que prévu, ils nous ont mis un vieux bus!! Normal…

Après quasiment 3 heures à se démener les méninges et à pousser, on parvient enfin à sortir le bus et à reprendre notre route.

Sauf que ! La route empruntée est une route de montagne en terre et en pierre, dont les bas côtés laissent apparaître de petits glissements de terrain. Donc la, on n'est pas du tout rassuré d'autant plus qu'on a déjà vu les prouesses du chauffeur et que le bus n'est pas du tout en état et qu'il a bien plu la veille ! Je vous laisse voir l'état des roues en photos un peu plus bas, pas besoin d'en dire plus, c'est folklo!!!

Les Australiens et les Belges décident d'en rester là et de commencer le retour à pied. Nous, bien que pas du tout rassuré, on décide de poursuivre jusqu'au cratère et franchement, sur la route on a serré très fort les dents et fermé les yeux! La on est partagé, soit ils n'ont pas conscience du danger ou alors par habitude ils se disent qu'il n'y a pas de risque (c'est des malades), soit ils pensent au chiffre de l'agence et plus tôt que d'utiliser deux 4x4 pour 8 ils nous sortent un bus! Selon nous, il y a un peu des deux.

Plantage du bus en beauté !
Plantage du bus en beauté !
Plantage du bus en beauté !
Plantage du bus en beauté !

Plantage du bus en beauté !

Arrivé au cratère, c'est vrai que c'est joli, mais on a juste le temps de prendre deux photos et le chauffeur nous presse pour aller rendre visite à une tisseuse. À l'agence ils nous vendent ça comme la rencontre avec les gens du village sauf qu'on a en fasse de nous une seule femme qui ne décroche pas un sourire et qui parle uniquement le Quechua... Ha ben on est bien avancé!

On s'intéresse quand même à ce qu'elle fait et le guide nous donne quelques explications. Mais au vu du prix qu'elle nous annonce pour son travail, on déchante vite, c'est clairement du courage de gueule.

Avec le temps perdu à sortir le bus, il est déjà tard et des nuages orageux pointentleur nez. Pas le temps d'en voir plus, il faut faire le trajet retour (ce n'est qu'un moment difficile à passer) ^^ on retrouve les autres sains et saufs (ouf !!), mais on est tous très déçu par la prestation de l'agence.

Surtout qu'ils disent inclurent le repas du midi (deux mini hamburgers douteux) et l'eau (une petite bouteille par personne pour toute la journée dont 5h de marche).

En plus de ça, l'allemand qui est avec nous avait réservé un tour légèrement différent dans une autre agence,mais comme il n'y avait pas assez de monde ils nous ont tous rassemblés sans prendre en compte ce pour quoi on avait payé.

Bref une agence qui manque de sérieux, on sait, on est en Bolivie, mais un coup de gueule ça soulage et parfois ça fait avancer les choses!!

Cratère de Maragua
Cratère de Maragua
Cratère de Maragua
Cratère de Maragua
Cratère de Maragua
Cratère de Maragua

Cratère de Maragua

La tisseuse
La tisseuse
La tisseuse

La tisseuse

Dimanche, c'est jour de marché à Tarabuco, petit village situé à l'est de Sucre à environ 1h30 de bus.

Nous nous y rendons en bus depuis la place centrale (là encore on passe par une agence et on paye 40 bolivianos par personne, soit 5 euros).

On arrive en fin de matinée au village et on a 3h devant nous. L'intérêt de ce marché est don authenticité. Dans notre bus, il y a que des étrangers, mais une fois sur place on se perd au milieu des locaux et on s'immerge au cœur de la vie campagnarde de Bolivie.

Les maisons sont construites en briques de terre, à l'ancienne. Il s'y vend de tout, mais surtout beaucoup d'artisanat que les locaux achètent eux même (ce n'est donc pas un truc de touristes! Et ça nous ravit). Beaucoup de produits sont réalisés à la main, et personnellement j'ai envie d'acheter plein de choses!! Mais les sacs à dos sont déjà trop pleins, on se dit qu'on achètera des souvenirs à la fin de notre voyage.

Malheureusement, le temps n'est pas au beau fixe et on doit composer avec la pluie. Tour à tour, les artisans remballent leurs produits en attendant que la pluie cesse...

Un peu plus loin, c'est le vrai marché, et la on fait fasse à la pauvreté et ses règles d'hygiène précaire... On décide de ne pas prendre de risque et de ne pas manger ici. On ira dans un petit restaurant sur la place pour manger, devinez quoi, du poulet!!

L'après-midi sera repos, en attendant une météo plus clémente le lendemain.

Marché de Tarabuco
Marché de Tarabuco
Marché de Tarabuco
Marché de Tarabuco
Marché de Tarabuco
Marché de Tarabuco
Marché de Tarabuco
Marché de Tarabuco

Marché de Tarabuco

Lundi, il est temps que l'on visite la ville! Sucre est considérée comme l'une des plus belles villes coloniales d'Amérique du Sud. Dans son centre, toutes les bâtisses sont blanches. Notre guide à la main, on fait donc le tour des ruelles pour admirer cette architecture. Il fait beau et chaud c'est super agréable.

Selon l'avis de nombreux touristes que l'on a rencontré depuis notre arrivée en Bolivie et le notre aussi au début, les Boliviens ne sont pas des gens très accueillants. Mis à part dans un but commercial, il n'y a pas beaucoup d'échange avec les gens.

Mais finalement, cela est vrai sur un point. Avec les gens de la campagne, il y a un tel écart de culture et d'éducation qu'il est difficile de communiquer. On comprend d'ailleurs difficilement ce qu'ils racontent, et certainement, car ils ne parlent pas vraiment espagnol.

Mais prenez le temps de vous assoir sur un banc et de regarder les vies défiler devant vous. Vous ne resterez pas longtemps tout seul parce qu'il y aura forcément quelqu'un qui viendra s'assoir à côté de vous pour discuter.

Ville coloniale de Sucre
Ville coloniale de Sucre
Ville coloniale de Sucre
Ville coloniale de Sucre
Ville coloniale de Sucre
Ville coloniale de Sucre
Ville coloniale de Sucre
Ville coloniale de Sucre
Ville coloniale de Sucre
Ville coloniale de Sucre
Ville coloniale de Sucre
Ville coloniale de Sucre
Ville coloniale de Sucre

Ville coloniale de Sucre

Comme on avait le temps, à plusieurs reprises on s'est posé dans les parcs ou sur la place, toujours très animée de jour comme de nuit. On aura ainsi pu discuter chaleureusement avec un jeune étudiant venu de Tarija, un vendeur de cartes du monde dans la rue, un père de famille surveillant son enfant de 3ans jouant au ballon, mais aussi des enfants de la rue essayant de cirer nos chaussures pendant les grandes vacances avec qui on a beaucoup rigolé. Finalement, on arrive quand même à partager des petits bouts de vie avec les gens en Bolivie et à en savoir plus sur le pays (pour info, Evo Morales est arrivé à la fin de son mandat présidentiel et ne peut plus le renouveler, un référendum aura donc lieux l'année prochaine pour changer la constitution pour qu'il puisse garder sa place bien au chaud ! Les avis sont partagés, c'est amusant).

Les villes de Bolivie ont aussi des côtes bien plus sombres avec le nombre de personnes âgées mendiant dans les rues ainsi que des enfants de tous âges... On essaie de faire un geste de temps en temps, de donner une pièce ou d'acheter un petit quelque chose à manger, mais c'est une dure réalité.

En fin de journée, on parvient à visiter une église en rénovation. Ici, c'est quitte ou double. Soit les églises sont fermées, soit on peut carrément monter sur le toit! C'est ainsi qu'on aura réussi à avoir une vue magnifique sur les hauteurs de la ville avec un soleil rasant, au top!!

Sur les toits de Sucré
Sur les toits de Sucré
Sur les toits de Sucré
Sur les toits de Sucré
Sur les toits de Sucré
Sur les toits de Sucré
Sur les toits de Sucré
Sur les toits de Sucré
Sur les toits de Sucré

Sur les toits de Sucré

Mardi, c'est journée un peu morte. Comme le mauvais temps devient récurrent avec de forts orages le soir, on a décidé de ne pas poursuivre plus loin en Bolivie pour le moment, et de redescendre vers l'Argentine le temps que la saison des pluies passe. Le bus part à 20h pour Tupiza, on a donc une journée à tuer à squatter dans les bars et les restaurants.

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