Lundi 4 janvier, on arrive à Rio dans la matinée. Le terminal de bus n'est pas des plus accueillants. L'auberge dans laquelle nous avons réservé 4 nuits n'est pas tout prêt. On se renseigne d'abord pour s'y rendre en taxi, mais depuis le terminal de bus il y en a pour une 30aine d'euros, c'est bien trop cher.

On se dirige vers les bus, mais ce n'est pas simple de s'y retrouver au début. On y va à tâtons, on essaye de se renseigner puis on finit par prendre un bus qui se rend au quartier Leblon à 9 Réals par personne. Au moins, ça nous rapprochera un peu et de là le taxi sera moins cher.

La traversée de la ville est interminable, on en a pour plus d'une heure encore. Une fois arrivé à Leblon on tente de prendre un taxi, mais aucun ne s'arrête. Finalement, c'est un minibus qui s'arrête à notre niveau pour nous demander si on va à Vidigal, ça tombe bien, c'est exactement la qu'on va! Mais celui-ci nous laisse au pied de la montagne... On n'est pas encore arrivé, mais on n'a jamais été aussi prêt!! Là on note un changement de fréquentation, c'est beaucoup plus populaire.

Notre auberge se trouve sur les auteurs de cette montagne et les gens nous indiquent le troisième et dernier minibus à prendre. Ouf ! ça y est, on y arrive!!

On est en fait dans la favéla la plus huppée de Rio, récemment pacifiée et devenue la nouvelle attraction des bobos brésiliens. On est à moitié surpris, on avait réservé ici parce que c'était le moins cher qu'on a trouvé, en vérifiant la sécurité de quartier, mais sans faire attention au fait que c'était une favéla.

Du coup ben, il fallait s'y attendre, l'auberge est faite de bric et de brac. Certes, c'est une favéla avec des maisons en béton (et non un bidonville en tôle), mais ça reste une favéla!!

En découvrant la chambre, on a quand même un peu les boules, c'est un vulgaire placard sans fenêtre dont les cloisons sont aussi fines que du carton sans joint avec le plafond et la porte se ferme avec un cadenas dont les accroches ne sont tenue qu'avec une seule vis ! Tout ça pour la modique somme de 20 euros la nuit. En plus de ça régulièrement l'eau est coupée dans la favéla, donc au sol on trouve des seaux d'eau pour pouvoir au moins tirer la chasse des toilettes. Bon, l'inconfort ne nous dérange pas, ce qui nous dérange c'est de payer une somme qui est loin d'être en accord avec le service rendu. En clair, ils s'en mettent vraiment plein les fouilles!

De toute façon, c'est comme ça, on n'a pas le choix. Et heureusement, le personnel est sympa et la vue est juste splendide, ça fait un peu passer la pilule. On commence quand même à se demander si c'est nous qui avons une mauvaise idée de la valeur des choses, mais je pense quand même que le monde du tourisme est impitoyable, et de plus en plus, il faut payer toujours plus cher...

Notre chambre a 20 euros :-)
Notre chambre a 20 euros :-)
Notre chambre a 20 euros :-)

Notre chambre a 20 euros :-)

Vue depuis l'auberge
Vue depuis l'auberge

Vue depuis l'auberge

Le temps passe assez vite, le temps de remplir le registre, de s'installer et d'aller manger un bout il est déjà 15h30.

Après la nuit dans le bus on a la tête dans le pâté, mais on est quand même reposé pour faire une petite activité.

Sur les hauteurs de la favéla, une petite randonnée nous mène sur un beau point de vue à 550 m d'altitude. Pas trop rassuré au début (à tord) on s'en va dans les méandres de la favéla chercher le sentier, mais on ne trouve rien qui ressemble à cela! Finalement un homme, certainement habitué, nous indique la voie à suivre sans que l'on ait besoin de le lui demander. Il faut en fait monter sur un muret derrière des bâtiments en construction ou en destruction on ne sait pas trop et le suivre sur environ 200 m avant de trouver le début du Sentier!! Ha ben il faut le savoir!! On se croirait dans un film !

Il fait une chaleur à crever et c'est très humide. Le sentier monte bien et on est partis sans eau. Avec la fatigue en plus c'est dur! Mais finalement on arrive en haut en mois de temps que prévu. De là, on observe les favélas voisines et les plages de Leblon, Ipanema et Copacabana. On est arrivé à temps parce qu'en fait les nuages qui se forment en mer viennent se bloquer sur cette montagne et très vite, la tête dans les nuages, on ne voit plus rien!!

Après deux ou trois photos, on redescend tranquillement et on va se poser à l'auberge.

Vue depuis Irmao Maior
Vue depuis Irmao Maior
Vue depuis Irmao Maior
Vue depuis Irmao Maior
Vue depuis Irmao Maior

Vue depuis Irmao Maior

Le soir, on va manger dans un petit bouiboui voisin de l'auberge qui fait des galettes de tapioca. À 2,5 euros la galette, c'est économe puis ça remplit bien la pense

Vue depuis la favela de nuit
Vue depuis la favela de nuit
Vue depuis la favela de nuit

Vue depuis la favela de nuit

Mardi, l'objectif premier est de se balader le long de ces si célèbres plages de Rio et de vérifier leur réputation!

La favéla étant quand même bien desservie, on retrouve rapidement notre minibus qui nous ramène au pied de la montagne. De là, on décide de continuer à pied, de toute façon aujourd'hui on va juste se balader. Enfin... Sur le chemin Jérôme casse ses tongs achetées au Chili il y a juste deux mois. Les miennes sont aussi arrivées en bout de vie! On est au Brésil, ça ne pouvait pas tomber mieux!! On se met aussitôt en quête des fameux magasins havaianas pour acheter de nouvelles claquettes!

Nous voilà enfin chaussés à la mode brésilienne, prêts à affronter les kilomètres de plages!! Et puis finalement, on est bien déçu!! Ces plages n'ont rien d'extraordinaire, elles sont bondées de monde et on voit à peine la couleur du sable, tellement il y a de parasols. En plus de ça, les courants sont très dangereux et l'eau est froide.

En fait, c'est plus la baie qui est jolie avec l'eau verte-turquoise et les montagnes au loin. Et c'est également la surprise d'avoir de si grandes plages au pied d'une mégalopole comme Rio. C'est l'ambiance plage dans la ville qui est agréable.

Bien sûr, les strings et tangua sont de sortit, mais au risque de vous décevoir messieurs, il n'y a pas plus de joli corps tant féminin que masculin que sur nos plages de la côte méditerranéenne et atlantique!! C'était bien un mythe sauf peut-être poste 9 (ou 8) de la plage d'Ipanema, mais pour ça il faut demander au petit frère hein Thomas!!

Plage de Copacabana
Plage de Copacabana
Plage de Copacabana

Plage de Copacabana

Plage de Leblon
Plage de Leblon
Plage de Leblon

Plage de Leblon

Rio de Janeiro - Partie 1
Rio de Janeiro - Partie 1

En début d'après-midi, on est déjà au bout de la plage de Copacabana. Un ancien fort peut être visité, mais surtout pour le point de vue qu'il offre. En plus de ça, aujourd'hui l'entrée est gratuite (ouf, on a gagné 2 euros!!). Sur le chemin, on rencontre de petits singes très curieux! On parviendra à les approcher sans trop de soucis, on en ramènerait bien un à la maison!

Comme pour n'importe quel point de vue à Rio, le panorama vaut la peine d'être pris!

Petits singes
Petits singes
Petits singes

Petits singes

Vue depuis le fort
Vue depuis le fort
Vue depuis le fort
Vue depuis le fort

Vue depuis le fort

Sur les environs de 17h, le temps s’est couvert et bien rafraîchi. On s'arrête boire un petit jus de fruit puis on se pose une petite demi-heure sur la plage. De grosses vagues commencent à se former et quelques surfeurs se mettent à l'eau. Puis au bout de quelque temps, des gens commencent à s'agiter au bord de l'eau. En fait, une petite fille se trouve en difficulté et est en train de se faire emporter par les courants vers les rochers. 3 hommes se jetteront à l'eau pour aller l'aider et n'y parviendront pas sans difficulté. Au final, plus de peur que de mal pour cette petite fille et sa maman, mais tout le monde a retenu son souffle pendant un instant. Les pages sont vraiment très dangereuses!!

De retour au pied de la favéla, il y a énormément de monde pour monter dans le minibus. L'autre alternative, se sera les motos taxis: mon pire cauchemar et un régal pour Jérôme.

Les motos se faufilent à vive allure dans les rues de la favéla, entre les piétons, les minibus, les autres motos, les gens qui trimballent des brouettes, etc. Ça klaxonne pour passer, ça prend le dos-d'âne à fond, ça zigzague... Moi je me cramponne et j'espère arriver en haut en un seul morceau!!

Moto taxi !

Moto taxi !

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