Mardi 8 mars, nous laissons à nouveau quelques affaires à l’auberge puis nous quittons Santa Marta pour rejoindre la péninsule de la Guajira, lieux le plus au nord de l’Amérique du Sud.

Nous prenons un bus sur le front de mer de Santa Marta pour aller au terminal de bus de la ville. Mais le chauffeur ne nous laisse pas au bon endroit… Nous prenons alors un taxi qui nous dépose au niveau d’un bus qui irait jusqu’à Riohacha. Des fois, il ne faut pas chercher à savoir comment ça fonctionne, il faut juste faire confiance et se laisser porter.

Nous ne descendons pas à Riohacha, mais à un croisement appelé « 4 vias », une trentaine de kilomètres plus loin. Là, un homme nous presse en nous disant que pour rejoindre Cabo de la Vela, c’est la dernière navette et qu’il faut partir tout de suite…

Pas le temps de réfléchir, le prix semble un peu cher, mais correcte, ce n’est peut être pas tout à fait vrai, mais au moins nous n’attendons pas. La journée s’annonce déjà assez longue alors nous n’avons pas la motivation de négocier.

Nous montons ainsi à l’arrière d’un pick-up avec environ 7 autres personnes et nous traçons à vive allure sur la route toute droite qui commence à s’enfoncer dans le désert.

Nous traversons la ville d’Uribia, sans aucun charme et extrêmement sale. Cette ville n’est rien d’autre qu’une poubelle à ciel ouvert… Dans le nord de la Colombie, visiblement, la sensibilisation des gens vis-à-vis des déchets n’a pas encore été réalisée.

Très vite, nous laissons la route asphaltée pour rouler sur le sable jaune-ocre du désert de la Guajira.

On the road dans le désert
On the road dans le désert
On the road dans le désert
On the road dans le désert
On the road dans le désert

On the road dans le désert

Nous arrivons enfin à destination en milieu d’après-midi. Le chauffeur nous laisse directement dans une maison ou les habitants commencent la négociation pour le prix des chambres. Mais nous n’aimons pas cet assistanat et voulons nous faire notre propre avis en faisant jouer la concurrence dans le village. D’autant plus que la propriétaire de cette maison n’est pas des plus agréable.

3 maisons plus loin, nous parvenons à négocier un bon prix pour la nuit en tente, les repas et l’excursion du lendemain. Tout est moins cher que dans la première maison, nous avons bien fait d’aller voir ailleurs.

Une fois ces détails réglés, on installe notre tente face à la mer. Ce n’est pas aussi paradisiaque que les autres fois et je doute de la propreté de l’eau, car nous ne savons pas trop où se fait le rejet des eaux usées. Quoiqu’il en est la vue d’ensemble est bien agréable.

La plage

La plage

Afin de profiter de la fin de la journée, nous nous baladons dans le village et rejoignons le spot de Kitesurf apparemment assez réputé.

C’est vrai que les conditions sont idéales.

Jérome se renseigne pour la location du matériel, mais malheureusement il est déjà trop tard pour en profiter suffisamment avant que la nuit ne tombe. Nous nous contenterons de regarder les autres en faire.

Kitesurf ! d'un pas décidé, mais non...
Kitesurf ! d'un pas décidé, mais non...

Kitesurf ! d'un pas décidé, mais non...

Eglise qui montre la voie avec son clocher en forme de cercueil...

Eglise qui montre la voie avec son clocher en forme de cercueil...

Cabo de la Vela
Cabo de la Vela
Cabo de la Vela
Cabo de la Vela
Cabo de la Vela
Cabo de la Vela

Cabo de la Vela

La nuit tombée nous rejoignons notre auberge pour prendre une « douche » avant d’aller manger.

Ici, pas d’eau courante C’est du rustique !! De l’autre cote de la rue, il y a deux grands réservoirs d’eau alimentés par camion-citerne. La douche, ça sera avec un vieux saut de peinture que l’on ira remplir d’eau et un autre petit pot pour se mouiller et se rincer. He ben on peut vous dire que nous avons fait de sacrées économies d’eau comme ça !!!

La douche !

La douche !

Puisque nous sommes au bord de la mer et que ça fait un moment que nous en avons envie, mais que ça nous passe sous le nez, on se fait péter la langouste pour le repas !! Encore moins cher que ce que nous pensions trouver, moins de 6 euros le repas ! Et c’était vraiment délicieux !

 

Après cette bonne et longue journée, nous rejoignons notre tente pour une bonne nuit.

Langouste !

Langouste !

Mercredi, nous partons à pied dans le village pour aller explorer les environs.

Nous marchons dans un premier temps 6 km vers le phare. La traversée du désert se fait bien, il fait chaud, mais c’est beau alors ça en vaut la peine.

Il y a un superbe contraste entre le turquoise de la mer et l’orangé du désert, ce sont des paysages encore différents de tout ce que nous avons pu voir et assez exceptionnels.

Balade vers le phare de Cabo de la Vela
Balade vers le phare de Cabo de la Vela
Balade vers le phare de Cabo de la Vela
Balade vers le phare de Cabo de la Vela
Balade vers le phare de Cabo de la Vela
Balade vers le phare de Cabo de la Vela
Balade vers le phare de Cabo de la Vela
Balade vers le phare de Cabo de la Vela
Balade vers le phare de Cabo de la Vela
Balade vers le phare de Cabo de la Vela
Balade vers le phare de Cabo de la Vela
Balade vers le phare de Cabo de la Vela
Balade vers le phare de Cabo de la Vela
Balade vers le phare de Cabo de la Vela
Balade vers le phare de Cabo de la Vela

Balade vers le phare de Cabo de la Vela

Nous rejoignons ensuite le deuxième point: El Pilon de Azucar, une petite pyramide isolée sur le bord de mer. Nous marchons à nouveau 7 à 8 km pour l’atteindre. Cette fois-ci, nous traversons même une petite dune. Ici, nous sommes assez éloignés de la ville pour avoir une eau un peu plus propre, mais les courants sont très dangereux.

Depuis le sommet de la pyramide, la vue est toujours aussi splendide.

 

Le retour se fait sans trop tarder, il fait chaud et nous n’avons plus d’eau…

 

 

Le soir, nous restons sages et nous nous contentons du poisson Nous ne tardons pas à nous coucher, de toute façon à partir de 22h, il n’y a plus d’électricité et puis le réveil est prévu à 4h30 le lendemain pour partir à 5h et rejoindre Punta Gallina.

Balade vers El Pilon de Azucar
Balade vers El Pilon de Azucar
Balade vers El Pilon de Azucar
Balade vers El Pilon de Azucar
Balade vers El Pilon de Azucar
Balade vers El Pilon de Azucar
Balade vers El Pilon de Azucar
Balade vers El Pilon de Azucar

Balade vers El Pilon de Azucar

Jeudi 10 mars, le réveil pique un peu et comme il n’y a toujours pas de lumière à cette heure-ci, nous galérons un peu pour nous préparer et boucler les sacs.

À 5 heures du matin, une voiture vient nous chercher, nous embarquons avec 3 Suisses, mais comme il n’y a que 5 places dans la voiture (avec celle du chauffeur), Jérôme est condamné à faire le trajet dans le coffre ^^ Et c’est parti pour 3h30 de 4x4 dans le désert, suivi d’une remontée de cours d’eau en bateau, nous arrivons vers 9h30 à Punta Gallinas.

 

Ici, c’est bien différent de Cabo de la Vela, ce n’est pas un village, mais juste un camp touristique et les prix ne se discutent pas. Nous payerons deux fois plus cher pour poser notre tente qu’a Cabo. Les gens ne sont pas très agréables non plus.

Nous prenons un petit déjeuner en attendant que tout le monde arrive.

 

Et alors la, rappelez-vous bien: nous sommes dans le DÉSERT, il parait que la dernière pluie remonte a il y a 3 ANS, nous sommes la 1 JOURNÉE, et c’est la que se mettent à tomber quelques goutes d’eau puis un gros nuage noir se positionne sur notre tête et la pluie arrive… Mais qui est le chat noir dans le groupe (ça ne serait pas nous par hasard )???

Bref maintenant qu’on est là, on est là!!! Tout le monde est d’accord pour décaler l’excursion à l’après-midi en espérant que le temps s’améliore. Tout le monde, sauf les organisateurs… Pourquoi ??? Ils ne trouveront aucune réponse à nous donner. En fait, c’est comme ça et puis c’est tout. Bon, ainsi soit-il !

En arrivant sur Punta Gallinas

En arrivant sur Punta Gallinas

Et voilà que nous nous retrouvons à 17 personnes parqués tel du bétail à l’arrière d’une camionnette… C’est rigolo les 5 premières minutes, mais à la longue c’est un peu abusé!

Du beau bétail !!

Du beau bétail !!

À l’aller encore ça passe, nous faisons en tous 3 arrêts: le premier au phare. 

Heu… on ne sait pas trop pourquoi c‘est super moche, il n’y a aucun intérêt, sauf peut-être pour laisser le temps aux touristes de faire des colonnes de pierre en bord de mer… Ha oui, et aussi au chauffeur de vider les poubelles de sa voiture dans le désert… Bref, passons.

Les tas de pierres, le sable en forme de bâtonnets et le phare
Les tas de pierres, le sable en forme de bâtonnets et le phare
Les tas de pierres, le sable en forme de bâtonnets et le phare
Les tas de pierres, le sable en forme de bâtonnets et le phare

Les tas de pierres, le sable en forme de bâtonnets et le phare

Un peu plus loin, nous arrivons sur un bras de mer isolé, on s’arrête sur un point de vue assez sympa. Là encore, il y a un beau contraste de couleur, mais malheureusement un peu étouffé par la grisaille du ciel.

Le second point de vue

Le second point de vue

Et pour finir, le clou du spectacle, cette superbe dune qui se jette dans la mer des Caraïbes, aussi jolie que surprenante.

 

Le retour en mode bétail est très long, nous patientons pendant deux heures tous debout et bien serrés à l’arrière de cette camionnette. Nous ne sommes pas douillets, mais il ne faudrait pas prendre les touristes pour des bouffons nous plus !!!

La fameuse dune
La fameuse dune
La fameuse dune
La fameuse dune
La fameuse dune
La fameuse dune

La fameuse dune

L’après-midi, chacun récupère de sa nuit. Je parviens tout de même à me motiver pour aller voir le coucher de soleil.

Le point positif : les repas sont copieux et le poisson est vraiment excellent !!

Coucher de soleil sur Punta Gallinas
Coucher de soleil sur Punta Gallinas
Coucher de soleil sur Punta Gallinas

Coucher de soleil sur Punta Gallinas

Vendredi, une longue, très longue journée nous attend, nous devons rentrer sur Santa Marta.

Nous retrouvons notre chauffeur de la veille et nous entamons à nouveau la traversée du désert. Mais la voiture semble avoir un problème et nous n’avançons pas. En plus, les pneus ont tendance à se dégonfler et il faut donc remettre un coup d’air régulièrement.

 

Sur la route, on croise de nombreux enfans qui font des barrages en tendant des cordes. Notre chauffeur leur donne des paquets de chips lorsqu'ils nous laissent passer sans être grossier. Le seuil de pauvreté à l'air assez élevé dans la région, les gens vivent vraiment de rien et les enfants paraissent démunis, c'est triste à voir. 

 

En arrivant sur Uriba, le chauffeur est averti du fait qu’il y a une manifestation en cours et qu’il n’y a donc pas de transport pour rejoindre 4 vias.

Notre envisageons donc de payer en supplément cette course pour qu’il nous y amène. Mais nous n’avons plus assez de liquide et il était prévu que nous retirions de l’argent au distributeur d’Uriba. Mais en arrivant, c’est un champ de bataille que nous traversons en voiture: les manifestants sont déchaînés et envoient des cocktails Molotov sur la police qui riposte avec des pistolets en balles en caoutchouc, ça ne rigole vraiment pas par ici!!

 

Pour info, il semblerait que la manifestation soit organisée pour dénoncer la pénurie d’eau dans la région, une bonne cause, donc.

 

Il n’est vraiment pas judicieux de s’arrêter en plein milieu pour aller retirer…et nous n’avons plus du tout d’argent pour payer le bus retour jusqu’à Santa Marta…

C’est dans ces cas-là que nous apprécions l’entraide entre voyageurs: nos amis Suisses nous avanceront quelques pesos colombiens et nous les rembourserons un peu plus tard en dollars américains…

 

Mais ce n’est pas tout, la voiture semblait peiner de plus en plus… Notre chauffeur a donc décidé d’arrêter là sa course, mais nous a aidé à trouver quelqu’un pour nous conduire jusqu’à 4 vias. De là, nous prenons un nouveau bus jusqu’au terminal de bus de Santa Marta puis enfin un taxi jusqu’à l’hôtel, il est alors 19h. L’aventure c’est l’aventure, nous ne sommes pas mécontents d’être enfin arrivés !!

 

Le lendemain, nous décidons de rejoindre Bogota en avion étant donné que le prix du billet n’est pas beaucoup plus élevé que celui du bus et nous éviterons ainsi une horrible journée de bus et la fatigue qui l’accompagne. Notre avion est à 17h30, nous avons le temps de nous reposer, et ça fait du bien de ne rien faire le temps de quelques heures.

En mode on regonfle les pneus !

En mode on regonfle les pneus !

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